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DU CONCEPT ESSENTIEL DE
LA SUCCESSION APOSTOLIQUE (Art. 7)
- Notre intention est de reconnaître pleinement le concept catholique de la
succession apostolique, tel qu'il a été accepté par la tradition apostolique et pratiqué par l’Église indivise durant
le premier millénaire.
- Pour cette raison, nous croyons que l'Église locale, en tant que peuple de
Dieu[1], doit revêtir une forme synodale et participative,[2] avec une diversité de dons et de ministères parmi lesquels se trouvent les ministres ordonnés, comprenant des
diacres, des prêtres et l’évêque, cela étant essentiel à la transmission de la succession apostolique.
- Le ministre ordonné ne doit jamais être considéré comme étant au-dessus de
la communauté, mais comme un don qui, sous l’influence du Saint-Esprit[3], après avoir été désigné par la communauté[4], s’est mis à son service pour son édification.
- Ainsi, la capacité ministérielle reçue par l'ordination comme diacre, prêtre
ou évêque ne peut être exercée comme un pouvoir ou un privilège personnel, de manière autonome ou arbitraire; mais dans un
contexte ecclésial qui reflète ce dont témoigne le Nouveau Testament et ce qui a été actualisé dans l'Église primitive.
- Il s’ensuit que, pour transmettre la succession apostolique lors d’une
consécration épiscopale, il est indispensable que:
- Le candidat soit élu synodalement par le peuple de Dieu, et le consistoire
d’une Église locale constituée et reconnue légitimement, et cela dans le but de la présider, de la supporter dans sa
vie de foi, et de l'unir en communion avec les autres Églises locales.
- L'Évêque-Primat, avec les autres évêques de la province ecclésiale dans laquelle
l'Église locale se situe, ratifie l'élection effectuée légalement par l'Église locale.
- Le Collège Épiscopal qui a ratifié l'élection procède à la consécration de
l'évêque en utilisant le rituel légitimement approuvé par sa province ecclésiale.
- L'imposition des mains, les prières de consécration, et les autres éléments
considérés comme essentiels par la tradition catholique, orthodoxe ou latine, soient maintenus dans leur entièreté lors du
rituel de consécration.
- La CIDECA ne reconnaît pas la validité sacramentelle d'une consécration exécutée
en dehors du contexte ecclésial défini dans les quatre articles précédents.
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